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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0193 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
中国で発見されたマニ教に関する概論 : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / 193 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000257
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OCR読み取り結果

peler celle qui nous est bien connue au début du XVIIe siècle,
lors de l'arrivée de Ricci à Pékin. Les premiers missionnaires
jésuites étaient avant tout des apôtres, mais aussi des savants;
ce sont leurs connaissances scientifiques qui assurèrent long-
temps la liberté de leur apostolat. Or, au début du VIIIe siècle
comme dans les premières années du XVIIe, le calendrier avait
donné des mécomptes; des éclipses attendues ne s'étaient pas
produites. Astronomes ou astrologues de la Cour rivalisaient
d'intrigues (1). En 664, pour le début d'un nouveau cycle, 李
淳 風 Li Tch'ouen-fong avait présenté au trône et fait adopter
à partir de 665 un calendrier qui avait reçu le nom de 麟德
曆 Lin tö li (2); tous les partisans des computs étrangers s'empa-
raient de ses erreurs pour le faire condamner. Trois « clans » ou
trois « écoles » d'astronomie hindoue étaient représentés à Si-
ngan-fou par les Gautama, les Kāçyapa et les Kumāra (3). En
684, un membre du clan des Gautama, 瞿曇羅 K'iu-t'an Lo,
fit pour l'impératrice Wou un nouveau calendrier dont le suc-
cès fut éphémère (4). En 718, un autre membre du clan des
Gautama, 瞿曇悉達 K'iu-t'an Si-ta (Gautama Siddhārtha),
présenta au trône un calendrier adapté et presque traduit d'un
calendrier hindou, le 九執曆 Kieou tche li; il ne put le faire
promulguer (5). Dès 721, le célèbre moine et astronome boud-