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0199 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 199 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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ouigour (1), en persan et en sanscrit (2). Ces indications, elles
aussi, sont restées lettre morte pour les nouveaux interprètes
de l'inscription de Si-ngan-fou. Dabry de Thiersant en 1877 (3),
l'abbé Gueluy en 1897 (4), voient encore dans yao-sen-wen,
comme jadis Gaubil, le mot hosanna. La mort ayant interrompu
le grand travail du P. Havret, la traduction la meilleure est
jusqu'ici celle de Legge, publiée en 1888 : yao-sen-wen y
reste inexpliqué (5). Encore en 1910, M. Parker (6) affirme que
« surely the « great « yao », or « sun », is better than any fan-
ciful trisyllable », et traduit ta yao-sen-wen par « Great-Planet,
sên-wên day [Sun day, sabbath] » (7).

Entre temps cependant, de nouveaux documents avaient été
jetés dans le débat. M. Huber avait entendu parler de mi qui
marquait le dimanche dans les almanachs du Fou-kien et de l'ex-
plication déjà ancienne de ce mi par le nom iranien de mithra,
mihr. Mais il ignorait aussi bien les articles de Wylie que ceux
de Palladius, ainsi que le yao-sen-wen de l'inscription de Si-
ngan-fou. C'est dans ces conditions qu'il signala en 1906 une
série d'œuvres incorporées au Tripiṭaka chinois et où les sept