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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0205 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
中国で発見されたマニ教に関する概論 : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / 205 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000257
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OCR読み取り結果

planète correspondant à chaque jour, le dimanche est signalé
en rouge par le caractère 密 mi (mîr), par conséquent en sog-
dien. Dans les traités astronomiques, les jours de la semaine
planétaire sont souvent mentionnés : c'est toujours sous leurs
noms sogdiens (1). Cette théorie de la semaine planétaire,
étrangère à la Chine ancienne et dont on ne trouve plus trace
dans les calendriers officiels, apparaît, même après les T'ang,
dans une des histoires dynastiques : les noms sogdiens des
sept planètes sont cités par l'Histoire des Song (2).
Or le manichéisme semble avoir joué un rôle important
dans la diffusion de la semaine planétaire en Chine au
VIIIe siècle. On a vu que, jusqu'ici, l'ouvrage d'Amoghavajra et
de Yang King-fong est le plus ancien où les noms sogdiens
des planètes nous soient attestés de façon certaine; c'est aussi
le plus détaillé et le plus important. En un passage qu'a traduit
M. Huber, Yang King-fong cite successivement les sept planètes
dans l'ordre de la semaine, et donne pour chacune d'elles son
nom en langue 胡 hou, c'est-à-dire en sogdien, puis en langue
po-sseu, c'est-à-dire en persan, enfin en langue de l'Inde. Une
note initiale explique l'importance de la semaine :
[Texte VIII.] «Les sept luminaires, ce sont le soleil, la
lune et les cinq planètes qui descendent présider (3) parmi les
hommes. Jour par jour, ils se remplacent; au bout de sept
jours, [le cycle] est achevé et recommence. On en tient compte
parce que chacun de [ces luminaires] exerce sur telle ou telle
affaire une influence favorable ou défavorable. Je vous engage