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0222 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
中国で発見されたマニ教に関する概論 : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / 222 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000257
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OCR読み取り結果

qaghan est appelé, avec des abréviations fautives 登里頡咄
登密施含俱錄(1) et l'historien ajoute : « 頡咄 signifie en
chinois «usage religieux des dieux du sol et des moissons»
(社稷法用)(2); les caractères 登密施 signifient «territoire
en apanage» (封竟)(3); les caractères 含俱錄(4) signifient

qui est sûrement, sur la planche de l'Atlas comme sur l'estampage, tout autre
chose; là aussi nous avons échoué dans notre tentative de déchiffrement; un
heureux hasard peut fournir d'un instant à l'autre des solutions plausibles,
que les traits subsistant dans les deux cas permettront du moins de vérifier.
Il importerait d'autant plus d'être fixé sur le nom complet du qaghan de 759-
780 qu'il paraît avoir laissé chez les Ouïgours un souvenir très durable. Toute-
fois là encore on se heurte à de sérieuses difficultés. Son nom personnel est
écrit par les historiens chinois 牟羽 Meou-yu (*M'eu-'u); cette forme mouillée
s'accorderait donc avec la leçon Bögu que M. Müller a déchiffrée sur la contre-
partie sogdienne de notre inscription (Ein iran. Sprachdenkmal, p. 728). Bögü,
«sage» (en mongol bögä), est un mot aujourd'hui bien attesté en turc ancien
(cf. par exemple Radlov, Kuan-si-im Pusar, p. 63, 66; Grünwedel, Bericht,
p. 193, etc.). Mais alors on voit mal comment il aurait pu se transformer
et passer à la série forte, s'il faut reconnaître notre qaghan dans le Bughug
(Buyuy) d'un manuscrit de la région de Tourfan (cf. vox Le Coq, Ein mani-
chäisches Buch-Fragment, dans Festschr. V. Thomsen, p. 147-149 et infra,
p. 196, n. 1) et jusqu'à l'époque mongole dans le Bughu de Guwaini
(cf. J. Marquart, Guwaini's Bericht über die Bekehrung der Uiguren, dans
Sitzungsber. der kön.-preuss. Akad. der Wissensch., 1912, p. 485-502).
Comme on le voit, l'histoire du qaghan ouïgour qui introduisit le manichéisme
dans ses États est encore loin de nous apparaître sous un jour satisfaisant.