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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0244 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
中国で発見されたマニ教に関する概論 : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / 244 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000257
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OCR読み取り結果

aussi grâce à Tchouang-tseu, que le sens dérivé a passé dans la
langue courante. Le sens propre de houen n'en a pas moins,
lui aussi, survécu. A côté de l'abstinence de viande, le boud-
dhisme chinois prescrivait, par des règles spéciales et précises,
l'abstention des légumes forts. A la date de 767, le Tseu tche
t'ong kien raconte que le grand conseiller 王 縉 Wang Tsin
était un bouddhiste si fervent que 不食葷血, «il ne man-
geait pas de légumes forts ni de [nourriture] sanglante». Le
commentaire de Hou San-sing spécifie bien que «le mot houen
signifie des légumes à odeur forte; quant au mot sang (hine),
il désigne l'acte de tuer des animaux domestiques et de s'en
nourrir». La biographie de Wang Tsin au chapitre 145 (fol. 3 r°)
du Sin t'ang chou dit de même que «[Wang] Tsin était de
longue date un bouddhiste fervent qui ne mangeait pas de
légumes à odeur forte et ne prenait pas de viande» (縉素奉
佛。不茹葷食肉). L'emploi de la double expression montre
bien qu'il s'agit d'abstentions connexes, mais qui cependant
ne se confondent pas. Les règles du bouddhisme chinois rela-
tives à l'abstention des légumes à odeur forte occupent tout un
paragraphe du Fo tsou t'ong ki(1), sous la rubrique 戒五辛
·kiai wou-sin, «l'interdiction des cinq amertumes». Les textes
expliquent qu'il y a des végétaux qui sont simplement à odeur
forte (臭 tch'eou) comme le 臭菜 tch'eou-ts'ai ou le 阿魏
a-wei(2), d'autres qui sont simplement amers (辣 la) comme la
moutarde ou le gingembre, mais qu'il y en a qui sont à la fois
amers et à odeur forte et que ce sont là les wou-sin, les «cinq
amers», dont les listes varient et comprennent les oignons,
aulx, échalottes, poireaux, et parfois l'Assa fœtida (hingu). Le