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0255 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 255 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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lou (kǖclǖg)(1) p'i-k'ie (bilgä) tch'ong-tö (= qui honore la
vertu) qaghan. Le cinquième mois, des ministres, des gouver-
neurs, des princesses et des mo-ni (manichéens)(2) [de la na-
tion] des Ouigours vinrent pour chercher la princesse [chi-
noise] qui avait été accordée [à leur souverain]. » 長慶元年
三月保義可汗卒。翌朝三日。四月册迴鶻可汗窮
君登里邏羽祿密施勿主祿毗伽崇德可汗。五月
迴鶻宰相都督公主麼 (sic) 尼等至迎所降公主也。
Le Kieou t'ang chou (chap. 195, fol. 8 r°) nous apprend que
l'ambassade ouigoure qui vint chercher la princesse chinoise
était très nombreuse [Texte XXV] : « Le cinquième mois [de
l'année 821](3), cinq cent soixante-treize Ouigours, dont des
ministres, des gouverneurs, des princesses et des manichéens,
vinrent à la cour au-devant de la princesse [chinoise]. » 五月
廻鶻宰相都督公主摩尼等五百七十三人入朝迎
公主。

Cette époque paraît avoir été celle de l'apogée du mani-
chéisme véritable dans l'Asie orientale; même alors cependant,
cette religion étrangère ne fut peut-être pas très répandue en
Chine. C'est ce que nous dit incidemment, mais sans doute avec
un parti pris qui n'est pas exempt d'exagération, un texte où
nous voyons que les temples des trois religions manichéenne,
nestorienne et mazdéenne dans toute la Chine n'étaient même