National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0277 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 277 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000257
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

même des noms et leur forme sont trop incertaines pour qu'on
puisse hasarder des restitutions.

Ce texte de 911 n'autorise donc aucune conclusion. Mais
il n'en est pas de même avec un autre texte que fournit égale-
ment le Kieou wou tai che (1) [Texte XXXVII] : « La première
année kouang-chouen (951), le deuxième mois, [les Ouigours]
envoyèrent un ambassadeur, en compagnie de manichéens, ap-
porter en tribut soixante-dix-sept galets de jade, du coton, des
peaux de zibeline, des queues de yak et des médicaments. Avant
cette époque et depuis le temps des Tsin et des Han (2), toutes
les fois que les Ouigours étaient venus à la capitale, on avait
interdit au peuple de faire du commerce privé avec eux; tout ce
qu'ils apportaient de marchandises précieuses était entièrement
vendu au gouvernement chinois; les gens du peuple qui fai-
saient du commerce clandestin avec les Ouigours étaient punis
comme coupables. En cette occasion, T'ai-tsou, de la dynastie
Tcheou, ordonna d'abroger l'ancienne règle et de permettre,
toutes les fois que les Ouigours viendraient, qu'ils fissent du
commerce avec les particuliers sans que les autorités eussent
à s'y opposer; par suite le jade perdit sept ou huit dixièmes de