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0288 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 288 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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lamas. Aux alentours de l'an 1000, Albirûnî dit que «la plus
grande partie des Turcs orientaux, des habitants de Sinâ et du
Tibet et une partie des Hindous» professent la doctrine de
Mâni(1). C'est de témoignages analogues que s'est sans doute
inspiré Mir Abd-ul Karim Bukharî(2). Seulement, il ne s'en-
suit pas que le manichéisme ait pénétré dans le Tibet véri-
table; des régions beaucoup plus occidentales, le Ladakh natu-
rellement, mais même Khotan, peuvent entrer en ligne de
compte. Dans la géographie d'Idrîçi, il semble à peu près
sûr que «la ville du Tibet» ne soit autre que Khotan(3). Il est
donc assez naturel de songer à relier les données d'Albirûnî et
celles dont s'inspire Mir Abd-ul Karim Bukharî d'une part,
et de l'autre le renseignement du Song che sur la présence
du manichéisme à Khotan en 961. Il n'est pas jusqu'à la
mention des mazdéens du «Tibet» qui ne trouve, appliquée à
Khotan, sa confirmation dans les textes chinois(4).

Des renseignements que nous venons de grouper, il résulte
qu'au xe siècle, il y avait des manichéens à Kan-tcheou, dans
la région de Tourfan et à Khotan, c'est-à-dire dans tout le Tur-
kestan chinois. Mais nous ignorons à peu près complètement