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0289 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
中国で発見されたマニ教に関する概論 : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / 289 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000257
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OCR読み取り結果

ce qu'il advint d'eux par la suite. Le progrès de l'Islam dut
les chasser peu à peu des oasis occidentales; dans la région de
Tourfan, ils eurent à lutter contre la propagande bouddhique.
Mais est-ce à dire, comme l'a admis notre confrère Barthold
dans son excellent livre sur le Turkestan à l'époque mongole,
que, dès le XIIe siècle, le manichéisme était absolument éteint
chez les Ouigours (1)? C'est possible, mais la conclusion ne
nous paraît pas s'imposer; l'opinion contraire nous paraît même
plus probable. Comme l'a justement rappelé M. Barthold, le
cordelier Guillaume de Rubrouck trouve en Mongolie, aussi
bien chez les bouddhistes que chez les nestoriens, des traces
évidentes de l'influence manichéenne (2). Mais peut-être y a-t-il
un témoignage chinois à invoquer en faveur de l'existence,
même à cette époque, de véritables sectateurs de Mâni. En
1221, le taoïste K'ieou Tch'ou-ki, obéissant à l'ordre formel
de Gengis-Khan, allait rejoindre le conquérant au Turkestan
russe. Dans la seconde moitié de septembre, il arrivait à Bis-
balyq, sur le versant nord des Monts Célestes. C'était là une
ville importante, l'ancienne capitale du Kiu-che postérieur
sous les Han, la résidence d'été des princes ouigours de Kao-
tch'ang dans la seconde moitié du Xe siècle. L'arrivée du
taoïste a été annoncée, et tout ce qu'il y a de marquant dans
la ville se porte à sa rencontre, prince, nobles, hauts digni-
taires, et aussi «des moines bouddhistes et taoïstes». «Les
moines bouddhistes, ajoute K'ieou Tch'ou-ki, portent l'habit
brun; quant aux taoïstes, leur costume et leur coiffure sont
tout à fait différents des nôtres (3).» En traduisant le récit de