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0297 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 297 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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adeptes de] la religion de la Lumière; on leur demanda de
prendre leurs livres saints et de venir passer une nuit [dans
cette maison]. Le démon, crachant et maudissant l'individu en
question, s'en alla. Par suite, les [méfaits] du démon cessèrent
désormais. [Mais] l'individu en question mourut aussi dans
l'année(1).後有善魔祛者。名曰明敎。請爲持經一
宿。鬼乃睡罵某而去。因而遂絕。某其年亦卒。
Ce nom de religion de la Lumière nous est désormais bien
connu. On a vu qu'il était déjà employé, pour désigner le
manichéisme, dans l'inscription de Karabalgasoun; nous
le retrouverons d'ailleurs plus loin(2).

L'empereur Tchen-tsong, des Song, qui régna de 998 à
1022, témoignait d'un égal respect pour le bouddhisme et
pour le taoïsme. En 1015, il ordonna aux bouddhistes et aux
taoïstes de supprimer de leurs Canons respectifs les textes
où les deux religions se combattaient. Mais le ministre
王欽若 Wang K'in-jo insista pour qu'on maintînt au Canon
taoïque le Houa hou king(3). Malgré les grands égards que les
chroniqueurs bouddhistes témoignent à la mémoire de Tchen-
tsong(4), cet empereur, surtout à partir de 1011, inclina de
préférence vers le taoïsme(5). La meilleure collection des écri-
tures taoïques se trouvait alors à Hang-tcheou dans le Tchô-