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0300 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 300 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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certaines provinces de la Chine orientale. Enfin nous possédons
encore dans le Yun ki ts'i ts'ien une œuvre dogmatique et histo-
rique considérable émanant précisément de celui qui avait
introduit les traités de Mâni dans le Canon taoïque. Il n'est donc
pas interdit d'espérer que le dépouillement de l'œuvre de
Tchang Kiun-fang nous vaille quelque jour des informations
plus précises sur l'importance et le contenu de cette littérature
manichéenne en Chine aux environs de l'an 1000.

En dépit de Tchang Kiun-fang, les taoïstes des Song,
tout comme les bouddhistes, considérèrent généralement le
manichéisme comme une hérésie. Dès les premiers siècles
de notre ère, les bouddhistes prétendaient connaître quatre-
vingt-quinze ou quatre-vingt-seize sectes hérétiques ou reli-
gions hétérodoxes⁽¹⁾, mais ils ne nous en ont laissé aucune liste
complète. Les taoïstes, en empruntant l'idée et le chiffre aux
bouddhistes, ont comblé cette lacune. Un taoïste des Song,
賈善翔 Kia Chan-siang, a publié sous le titre de 猶龍傳
Yeou long tchouan une biographie légendaire de Lao-tseu en
six chapitres, où on trouve une énumération des quatre-
vingt-seize doctrines hérétiques⁽²⁾. La cinquantième hérésie est