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0346 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 346 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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où l'administration française, en Annam et au Tonkin,
applique la législation annamite, elle peut être appelée théo-
riquement, le code en main, à reprendre la croisade des Albi-
geois.

Cette fois, nous sommes bien au terme de notre étude.
Nous avons passé en revue tous les documents connus de nous
et où on peut dès à présent reconnaître des mentions ou des
traces formelles du manichéisme. Est-ce à dire cependant que
le sujet soit désormais épuisé? Nous ne le croyons pas. Dans
les chroniques bouddhiques antérieures à celle de Tche-p'an,
dans les « miscellanées » des écrivains des Song, il reste vrai-
semblablement à recueillir plusieurs textes qui nous ont
échappé. Il se peut aussi qu'en poursuivant sur l'histoire du
mazdéisme en Extrême-Orient une enquête analogue à celle
que nous venons d'achever pour le manichéisme, on constate
certaines confusions qui restitueront au manichéisme quelques-
uns des témoignages relatifs au culte du « dieu céleste ». En-
fin il restera à démêler la part éventuelle des idées mani-
chéennes dans le développement du bouddhisme et du taoïsme
médiévaux. Il se peut que d'assez bonne heure, dans le Nord-
Ouest de l'Inde, en Bactriane, dans les deux Turkestans, le
bouddhisme ait subi certaines influences iraniennes. Les textes
deutérocanoniques retrouvés en Asie centrale nous réservent
peut-être aussi des surprises. Mais en pareille matière la pru-
dence s'impose. On ne gagne rien à prononcer à la légère le nom
du manichéisme au sujet d'Amitabha, quand on admet que le