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0350 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 350 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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ments». Au xiv° siècle, plus tard peut-être, du haut des Trois
montagnes et des rives du Fleuve Bleu, les louanges montent
encore vers «Mâni, l'Envoyé de la Lumière», quand depuis
longtemps les voix de ses derniers fidèles se sont éteintes en
Occident.

NOTES ADDITIONNELLES.

1° Au moment où nous corrigeons les dernières épreuves de notre
travail, la collation du manuscrit original du traité de Pékin préparée
par M. Aurousseau n'a pas encore paru (cf. supra, p. 129); il nous est
donc impossible de la discuter ici avec quelque détail (1). Nous n'en re-
tiendrons que deux points. L'un concerne notre note 1 de la page 71.
M. Aurousseau estime évident que le chiffre «treize» est exact, au lieu
que nous avons proposé de le corriger en «douze»; après un nouvel exa-
men du texte, nous ne voyons pas que le raisonnement de M. Aurous-
seau soit aussi probant qu'il le croit. C'est précisément parce qu'il y a
une série de «treize grandes forces braves» que la contamination a pu se
produire facilement ici; mais on voit mal comment les «treize» forces
formeraient un «jour», si la «treizième» est elle-même ce «jour» formé
par les douze autres qui sont ses «heures». Le second point est plus im-
portant, parce qu'il touche peut-être à la date même du texte. A la
page 92, n. 3, de notre traduction, nous avons signalé que l'édition de
M. Lo Tchen-yu donnait un mot que nous n'avions pu déchiffrer. M. Au-
rousseau a reconnu que ce mot, sur le manuscrit original, s'écrivait non
avec la clef 王 que paraissait donner l'édition de M. Lo, mais avec la
clef 木; il a supposé alors que nous avions affaire, dans ce mot 秼, à
une variante de 稹; ce dernier mot est indiqué dans le K'ang hi tseu
ien comme une forme aberrante créée par l'impératrice Wou Tsö-t'ien