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0173 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 173 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000257
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comment la lumière et les ténèbres seront séparées, et ce qui
arrivera ensuite. » Peut-on souhaiter un parallèle plus exact au
passage du fragment de Paris qui exige, du futur religieux
manichéen, la connaissance des « deux principes » et des « trois
moments » ? Les traducteurs du Khuastuanift ont eu certaines
hésitations dans l'interprétation de ce morceau. Mais il s'éclaire
à la lumière des textes chinois. Il est tout à fait évident
qu'après avoir nommé les « deux racines » et les « trois mo-
ments », le Khuastuanift explique ce qu'ils sont : un premier
biltim(i)z, « nous avons connu », s'applique à la fois aux deux
« racines », puis les trois phrases suivantes, clôturée chacune
par un nouveau biltim(i)z, décrivent dans leur ordre régulier
chacun des « trois moments ».
Mais cette théorie des « trois moments », le manichéisme
chinois et le manichéisme turc ne sont pas seuls à l'avoir con-
nue. Saint Augustin a consacré un écrit spécial, le Contra Epi-
stulam Fundamenti, à réfuter une œuvre de Mâni, l'Epistula Fun-
damenti, adressée à un certain Patticius. Dans une autre de ses
œuvres dirigées contre les manichéens, le De actis cum Felice,
saint Augustin dit que l'Epistula Fundamenti enseignait « ini-
tium, medium et finem »⁽¹⁾. Comme l'a fait remarquer M. Cu-
mont (Recherches, p. 5), « ces mots ne veulent pas dire vague-