National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0181 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 181 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000257
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

lement en vue le mazdéisme. Les renseignements du *Fo tsou
t'ong ki* ne sont pas sans valeur, même pour l'époque ancienne :
on verra tout à l'heure qu'il est encore le seul à nous fournir
un texte précis sur la première arrivée d'un religieux mani-
chéen à la cour de Chine en 694. Mais c'est une compilation
de valeur inégale, faite un peu au hasard des sources dont
Tche-p'an a pu disposer. Que Tche-p'an ne soit même pas
responsable de cette confusion, que d'autres écrivains l'aient
commise peut-être avant lui, et que parfois nous devions dans
l'avenir rapporter au manichéisme certains témoignages où il
est question du *hien-chen* ou du *houo-hien*, nous ne le nions
pas *a priori*; mais cette nécessité ne nous est pas encore ap-
parue dans les faits. Une nouvelle étude minutieuse de tous les
témoignages chinois relatifs au mazdéisme établira seule si cet
examen laisse un résidu étranger, de toute façon peu consi-
dérable, et qu'il faudra reporter au fonds du manichéisme.
Jusque-là la distinction s'impose, absolue, entre les deux séries
de textes. Aucune mention du *hien-chen* ne sera donc invoquée
ici comme témoignage relatif à la religion de Mâni.

Un érudit chinois, 蔣斧 M. Tsiang Fou, qui a publié à la
fin de 1909 le fragment manichéen retrouvé par l'un de nous
à Touen-houang, estime que le manichéisme s'était introduit
en Chine dès l'époque des Tcheou septentrionaux (558-581)
et des Souei (581-618). En effet, dans la *Description de Tch'ang-
ngan* écrite par 朱敏求 Song Min-k'ieou (1019-1079)⁽¹⁾, il
est question du temple appelé Ta-yun-king-sseu, temple du
Sutra du Grand Nuage (大雲經寺). Ce temple, dit Song
Min-k'ieou⁽²⁾, s'appelait autrefois temple Kouang-ming; il fut