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0207 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 207 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000257
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en attribuant la connaissance de la semaine aux Hou (Sog-
diens), aux Persans et aux Hindous, ne signale son impor-
tance de façon plus précise que pour une catégorie de gens, les
manichéens, et il attire l'attention sur leur culte et leur jeûne
au jour de mi (mir), c'est-à-dire le dimanche. La semaine aux
noms sogdiens est donc évidemment pour Yang King-fong la
plus connue, et cette semaine aux noms sogdiens lui apparaît
en fonction du manichéisme. Dès lors, quand nous voyons le
dimanche, et le dimanche seul, marqué par son nom sogdien
sur certains calendriers retrouvés à Touen-houang tout comme
aujourd'hui sur tels almanachs de la Chine orientale, on est
fondé à y reconnaître, indirectement, un souvenir et un té-
moignage de l'ancienne importance du dimanche manichéen.
Une dernière considération fortifiera notre opinion. Le di-
manche ne peut avoir eu de signification spéciale que pour
des chrétiens ou des manichéens. Mais il n'y a aucun indice
que la fortune du nestorianisme ait été durable en Chine.
Par contre, n'oublions pas que c'est au Fou-kien que,
jusqu'à nos jours, le souvenir du dimanche, jour du soleil,
a survécu, et sous une appellation sogdienne; or c'est au
Fou-kien même que, du XIe au XIIIe siècle, nos textes histo-
riques attestent la présence et l'importance de communautés
manichéennes(1).

Il n'y a rien d'étonnant, quand on songe aux rapports qui
s'établissent si aisément entre la religion et la langue, à ce
que la semaine sogdienne ait eu pour Yang King-fong une
sorte de valeur confessionnelle et se soit spécialement appliquée
au manichéisme. Mais alors on peut se demander si le cas n'est
pas le même pour la série des noms «persans» et des noms
sanscrits. Le sanscrit s'explique sans peine par le bouddhisme.
Quant au «persan», il ne semble pas que la semaine ait jamais