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0248 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 248 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000257
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deuxième année yuan-houo de Hien-tsong, le premier
mois, au jour keng-tseu (22 février 807), les envoyés des
Ouigours demandèrent à établir trois (1) temples manichéens à
Ho-nan-fou et à T'ai-yuan-fou. On le leur permit. » 憲宗元
和二年正月。庚子。廻鶻使者請於河南府太原
府置摩尼寺三所。許之。

Le qaghan ouigour, alors dans toute sa puissance, traitait
l'empereur de Chine d'égal à égal. Au lieu de suppliques d'un
côté, d'ordres de l'autre, les deux souverains échangeaient des
lettres où ils se témoignaient un mutuel respect. Les lettres
de l'empereur de Chine n'étaient pas rédigées par lui-même,
mais par les fonctionnaires lettrés de son entourage; aussi
certaines d'entre elles nous ont-elles été conservées dans les
«collections littéraires» de leurs véritables auteurs. L'une
d'elles, de date indéterminée, mais qui doit se placer en 807
ou peu après, est due au poète 白居易 Po Kiu-yi (772-
846), bouddhiste fervent, dont nous retrouverons le nom plus
loin (cf. texte XLVI) à propos d'un poème apocryphe que les
manichéens lui attribuaient (2). La lettre impériale rédigée par
Po Kiu-yi est évidemment une réponse à une lettre où le