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0345 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 345 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000257
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encore inconnu, où on parlait des anciens «sectateurs de
Meou-ni» du Tchô-kiang, c'est-à-dire des manichéens (1).

Nous en aurions fini avec le manichéisme chinois si l'in-
fluence chinoise ne lui valait une existence fictive dans un pays
où il n'y a aucun indice que la religion de Mâni ait jamais pé-
nétré. La dynastie mandchoue exerçait sur la Corée et sur
l'Annam, pays de civilisation chinoise, une sorte d'hégémonie
morale et de suzeraineté politique. La Corée comme l'Annam
ont par suite emprunté le code des Ts'ing. Dans le Code coréen,
il semble bien qu'on ait supprimé ces noms de sociétés se-
crètes spéciales à la Chine et que les Mandchous tenaient des
Ming (2). Mais il n'en alla pas de même en Annam. La dynastie
régnante des Nguyên continue à proscrire le Lotus blanc, le
Nuage blanc, le Vénérable de la Lumière (3), et dans la mesure