National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
|
|
Color Thumbnail -
Table of Contents -
Page Number -
Biliographic Information (Metadata) -
Caption -
Color Image -
Gray HighRes. Image -
Facing Pages -
Graphics -
| 0246 |
Documents sur les Tou-kiue (Turcs) occidentaux : vol.1 |
Citation Information
OCR Text
mont d'or¹)». Cette assertion de l'historien byzantin est fort embarrassante,
car Ektag, ou plus exactement Ak-tagh, signifie la montagne blanche, et
non la montagne d'or²). Dans le récit de l'ambassade de Valentin en 576,
Ménandre dit encore que le kagan Tardou (Ta-t'eou) se trouvait dans le
mont Ektel, dont le nom signifie «d'or³)». Klaproth⁴) voyait dans cette
leçon Ektel une corruption du mot Altaï (Altoun) qui signifie en effet «or».
Mais il est bien difficile d'admettre une semblable déformation et la leçon
Ektag est certainement préférable puisqu'elle renferme le mot türc tagh =
montagne. L'opinion qui paraît généralement acceptée de nos jours est qu'il
n'y a pas lieu de tenir compte de l'équivalence signalée par Ménandre, et
que l'Ektag ou montagne blanche devait être une montagne particulière de
la chaîne du grand Altaï (Altoun-youch des inscriptions de Koscho Tsaïdam)
c'est-à-dire des monts d'or. Mais cette manière de voir me semble peu ad-
missible; si le sens attribué par Ménandre au mot Ektag est fautif, il faut
n'en tenir aucun compte; il n'y a dès lors plus la moindre raison pour
que l'Ektag ou montagne blanche fût situé dans l'Altaï plutôt qu'ailleurs.
Bien plus, il est hautement improbable que la résidence des kagans Istämi
et Tardou se soit trouvée dans l'Altaï; si en effet les Turcs occidentaux
ont pu, dans les moments de leur plus grande puissance, s'étendre à l'orient
jusqu'à l'Altaï⁵), ce ne fut qu'en soumettant les Karlouk, qui habitaient
entre l'Irtych noir et l'Altaï⁶), et les Syr-Tardouch qui demeuraient primi-
tivement dans l'Altaï⁷); mais les Turcs occidentaux eux-mêmes résidaient
ailleurs; dans les textes chinois, nous voyons que Tch'ou-lo kagan (vers
605) n'avait pas de résidence fixe, mais qu'il occupait le plus souvent l'an-
cien territoire des Ou-suen, c'est-à-dire le bassin de la rivière I-li; il avait
sous ses ordres deux petits kagans dont l'un était au nord de Tachkend,
tandisque l'autre se tenait dans la partie de la vallée de Youldouz (Yng-so)
située au nord de Koutcha⁸); le Kieou T'ang chou nous apprend en outre
qu'en partant de Karachar et en se dirigeant vers le nord-ouest (c'est-à-
dire en remontant la vallée de Youldouz jusqu'au nord de Koutcha) on
arrivait au bout de sept jours de marche à la cour méridionale des Turcs
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
14
.
.
.
.
|
.
.
.
.
24
.
.
.
.
|
.
.
.
.
34
.
.
.
.
|
.
.
.
.
44
.
.
.
.
|
.
.
.
.
54
.
.
.
.
|
.
.
.
.
64
.
.
.
.
|
.
.
.
.
74
.
.
.
.
|
.
.
.
.
84
.
.
.
.
|
.
.
.
.
94
.
.
.
.
|
.
.
.
.
104
.
.
.
.
|
.
.
.
.
114
.
.
.
.
|
.
.
.
.
124
.
.
.
.
|
.
.
.
.
134
.
.
.
.
|
.
.
.
.
144
.
.
.
.
|
.
.
.
.
154
.
.
.
.
|
.
.
.
.
164
.
.
.
.
|
.
.
.
.
174
.
.
.
.
|
.
.
.
.
184
.
.
.
.
|
.
.
.
.
194
.
.
.
.
|
.
.
.
.
204
.
.
.
.
|
.
.
.
.
214
.
.
.
.
|
.
.
.
.
224
.
.
.
.
|
.
.
.
.
234
.
.
.
.
|
.
.
.
.
244
245
246
247
248
|
.
.
.
.
254
.
.
.
.
|
.
.
.
.
264
.
.
.
.
|
.
.
.
.
274
.
.
.
.
|
.
.
.
.
284
.
.
.
.
|
.
.
.
.
294
.
.
.
.
|
.
.
.
.
304
.
.
.
.
|
.
.
.
.
314
.
.
.
.
|
.
.
.
.
324
.
.
.
.
|
.
.
.
.
334
.
.
.
.
|
.
.
.
.
344
.
.
.
.
|
.
.
.
.
354
.
.
.
.
|
.
.
.
.
364
.
.
.
.
|
.
.
.
.
374
.
.
.
.
|
.
.
.
.
384
.
.
.
.
|
.
396
Copyright (C) 2003-2026
National Institute of Informatics
and
The Toyo Bunko. All Rights Reserved.