国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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Documents sur les Tou-kiue (Turcs) occidentaux : vol.1 |
| 西突厥(テュルク)に関する文献 : vol.1 |
引用情報
OCR読み取り結果
tresse du territoire propre des Turcs occidentaux, put affirmer sa supré-
matie dans la Transoxane; c'est ainsi que, de 739 à 742, elle confère au
roi de Tachkend le titre de «roi qui se conforme à la justice» (740)¹), puis
celui de «roi qui chérit la transformation» (742)²); au roi de Ferghânah,
le titre de «roi qui accepte la transformation» (739)³); au roi du Ts'ao
occidental (Ischtikhan), le titre de «roi qui chérit la vertu» (742)⁴). Le pays
de Kesch prend le nom chinois de «Royaume qui vient vers le prestige» (Lai-
wei kouo)⁵), et le pays de Ferghânah celui de «Lointain paisible» (Ning-
yuen) (744)⁶). Le douzième mois de l'année 744, une infante chinoise,
la princesse de Ho-i, est donnée en mariage au roi de Ferghânah, Arslan
tarkan⁷). L'influence chinoise s'étend même jusqu'au sud de la mer
Caspienne et le roi de Tabaristân reçoit, en 744, le titre de «roi qui
respecte la transformation»⁸), et, en 747, celui de «roi qui fait retour à
la bonne foi»⁹).
Pendant que la Chine proclamait ainsi sa suzeraineté tout le long des
territoires qui s'étendent au nord des Monts Célestes pour redescendre sur
la Transoxane et aller à l'ouest jusqu'aux rives de la mer Caspienne, elle
exerçait sa vigilance sur le parcours de la route plus méridionale qui, traver-
sant la Kachgarie, pénètre dans les Pamirs et, par les vallées soit de Gilghit
soit de Tchitrâl, aboutit au bassin de l'Indus. En 728, elle confère l'investi-
ture aux rois de Khoten et de Kachgar¹⁰); en 733, elle nomme roi de
Cachemire Mouktâpida, frère de ce Tchandrâpida qui, en 720, avait lui-
même reçu un brevet de l'empereur¹¹); en 738, Hiuen-tsong reconnaît Jou-
mo-fou-ta comme successeur légitime de son père, le roi défunt du Zâbou-
listân¹²); en 745, il nomme Pou-fou-tchoen roi du Kapiça et roi de l'Ou-
dyâna, ces deux pays étant alors politiquement réunis¹³).
Pour conserver des relations avec le Cachemire, l'Oudyâna, le Kapiça
et le Zâboulistân, la Chine devait maintenir ouverte la route qui y con-
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