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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0208 Documents sur les Tou-kiue (Turcs) occidentaux : vol.1
西突厥(テュルク)に関する文献 : vol.1
Documents sur les Tou-kiue (Turcs) occidentaux : vol.1 / 208 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000256
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OCR読み取り結果

Extrait de l'itinéraire d'Ou-k'ong.

La relation abrégée des voyages d'Ou-k'ong forme l'introduction de
la nouvelle traduction chinoise du Daça bala sûtra (Tripiṭaka japonais,
vol. XXV, cahier 15, p. 67 v° — 69 r°); elle a été traduite par M.
Sylvain Lévi et moi dans le Journal Asiatique (Sept. — Oct. 1895,
p. 341—384).

Ou-k'ong était un Chinois qui, en l'an 751, fit partie de l'escorte
chargée de reconduire un ambassadeur du Kapiça; arrivé dans le Gandhâra,
il tomba malade et ne put pas revenir en Chine avec ses compatriotes;
quand il fut guéri, il prit l'habit religieux. Il ne rentra dans son pays
qu'en 790.

De 759 à 764, il séjourna dans le Cachemire et le Gandhâra. Parmi
les temples dont il mentionne le nom dans ces deux royaumes, quelques uns
avaient été fondés par des princes turcs et conservaient ainsi le souvenir
de l'extension qu'avait prise, un siècle auparavant la puissance des Turcs.
C'est ainsi que, dans le Cachemire, on remarquait le temple de la katoun
qui avait été établi par la souveraine des Tou-kiue 可 敦 寺。突 厥
皇 后 置 也, et le temple de Ye-li tegin, établi par le fils du roi des
Tou-kiue 也 里 特 勒 寺。突 厥 王 子 置 也. Dans le nom de
ce Ye-li tegin, il faut peut-être reconnaître le personnage que Dinawari
appelle Yel tegin (cf. Nöldeke, Geschichte der Perser und Araber, p. 272,
n. 2), et qui n'est autre que Barmoûdha, prince de la région de Boukhârâ,
vaincu et fait prisonnier par Bahrâm Tchoûbin. Dans le Gandhâra, parmi
les temples cités par Ou-k'ong, on relève le temple du tegin cha, fondé
par le fils du roi des Tou-kiue, et le temple de la katoun, fondé par la
femme du roi des Tou-kiue 特 勒 灑 寺 突 厥 王 子 造 也。可
敦 寺 突 厥 皇 后 造 也。Il est possible que le tegin cha qui
donna son nom au premier de ces deux temples, soit identique, comme le
propose hypothétiquement Marquart (Êrânšahr, p. 291), à Ou-san tegin
cha qui était roi du Kapiça en 739 (cf. p. 132, ligne 4).