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0921 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 921 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000267
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Seules les trois premières, dont nous avons des spécimens, nous sont
connues, mais on ignorait tout des deux dernières. Toutefois, on sait
que les hai-ts'ing-p'ai se répartissaient, selon la matière utilisée, en plaques
d'or, d'argent et d'acier. D'après la biographie de Tö-sie-chan 特薛禅
(Annales des Yuan), l'emploi de cse plaques aurait été adopté dès le
règne de Genghis-khan. Leur nom, hai-ts'ing serait une abréviation du
mot mongol "shongkar" qui signifie "épervier." Aussi ne peut-il faire
de doute que ces plaques où était ciselée l'image d'un épervier fussent
celles que Marco Polo décrivait en ces termes : "plaques au sommet
desquelles était fixé un gerfaut." De plus, autre caractéristique des
hai-ts'ing-p'ai, elles présentaient une forme ronde, alors que les autres
plaques étaient surtout oblongues.
Toutes ces déductions, il va de soi, ne s'appuyaient que sur les textes,
mais l'auteur, grâce à l'obligeance de M. Oshibuchi, eut l'occasion de
mettre la main, en 1925, sur un estampage dont on peut supposer qu'il
était celui d'un hai-ts'ing-p'ai. La plaque qui est représentée est de forme
ronde ; au sommet est fixé un anneau ; sur un des côtés est gravée une
triple inscription en caractères ouigours, carrés et arabes, dont le sens
est : sécurité et punition ; au point d'attache de l'anneau est ciselé un
oiseau dont la forme ressemble beaucoup à celle de l'épervier. Il est
fort possible que nous ayons là la confirmation des hypothèses émises à
partir des textes. (Cf. pl. 5, A et B, tome I).
Il existait sous les Yuan un service de postes réservé aux messagers
militaires extraordinaires ; comme ces messagers portaient tous sans
exception un hai-ts'ing-p'ai, ce service fut appelé hai-ts'ing-tchan. Là où
ce service n'avait pas d'installations, les messagers n'utilisaient pas le
service de postes ordinaire, mais ils étaient autorisés à passer par les
capitales des provinces et à réquisitionner partout les chevaux, les vivres,
etc. des habitants ou même des voyageurs.
Les hai-ts'ing-p'ai, auxquelles étaient attachés de puissants privilèges,
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