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0821 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 821 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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était aussi en territoire ouigour et y était célèbre. Quant à Kao-tch'ang,
il apparait sous les formes Qočo, Khočo, dans les documents turks qui
proviennent du Sin-kiang, et le seul fait que Kūsān, Kūsān se trouvait
en territoire ouigour n'autorise vraiment pas à identifier ce dernier à
Kao-tch'ang. Ce Kūsān désigne-t-il K'ieou-tse qui est attesté aussi dans le
龜玆回鶻 (Ouigours de K'ieou-tse) des histoires chinoises ? Ne s'agirait-
il pas plus exactement des Tagazgaz de Qočo appelés par erreur : Tagaz-
gaz de Kūsān? Il n'en reste pas moins, à mon avis, que ce Kūsān doit
désigner le K'iu-sien 曲免 ou le K'ou-sien 苦免 de l'époque mongole et
qu'il ne faut y voir ni une forme indigène contemporaine ni une forme
chinoise ou sanscrite, mais, sans doute, une forme en usage parmi les Turks.
Le fait qu'on l'appelait Kūsān en Mongolie ne me semble explicable que
parce qu'on y avait adopté la forme turque.

Comme je le l'ai exposé ci-dessus, les noms de lieu qui apparaissent
dans le document manichéen étudié ici, méritent toute notre attention.
A ma connaissance, c'est la première fois que le terme Qamīl (Qamul)
se voit dans un texte; Solmī (Sulmī) existait dans des textes publiés
mais on en avait donné une lecture erronée. Kūsān même qui était
attesté dans plusieurs textes, avait été expliqué comme désignant une
localité du lointain Gandhāra. Il m'a paru utile de signaler l'importance
de ce fragment. Quant aux identifications que j'ai proposées je laisse
aux savants le soin d'en déterminer la valeur.
(The Memoirs of the Tōyō Bunko, No. 6, 1931)

17. A PROPOS DES SUTRAS TRADUITS EN CHINOIS

On pense généralement que la traduction chinoise des sutras s'est
toujours faite directement à partir des textes indous rédigés en sanscrit,
mais c'est là une erreur. Il ne faut pas oublier qu'avant de pénétrer en
Chine le bouddhisme, né en Inde, a été pratiqué dans les pays d'Asie
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