National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0822 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 822 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000267
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

des T'ang, une montagne située dans les environs de Yi-tcheou qui
devint dans la suite *Ha-mi*, et celui de cette montagne répondait au
nom de *Kiu-mi*, c'est-à-dire *Komil*, *Komul*, joints à cet autre que le nom
de *Qam(î)l*, *Qam(u)l* se trouve dans un écrit qui remonte en gros à la
fin de l'époque des T'ang, autorisent, je crois, à conclure, qu'à cette
époque, Yi-tcheou était déjà appelé soit *Qamîl*, soit *Qamul*.

Quant à *Kūsān*, je pense qu'il fut en usage chez les Turks de la région
au plus tard à partir du Xème siècle ap. J. C. Le nom local de *K'ieou-
tse* 龜茲¹⁾ devait être *Kūci* et il est écrit *Kuci* dans les documents en
sanscrit de l'époque des T'ang²⁾. Massudi a noté dans les *Prairies d'or*³⁾
que : "*les Tagazgaz, qui occupent la ville de Kouchan, située entre le
Khoraçan et la Chine, et qui sont aujourd'hui, en 332 (943–944 de l'ère
chrétienne) de toutes les races et tribus turques, la plus valeureuse, la
plus puissante et la mieux gouvernée*", . . . . et que : "*seuls entre tous
ces peuples ils professent la doctrine de Manès.*" Massudi parle aussi de
"*celui des rois qui possède la ville de Kouchan et commande aux Tagaz-
gaz*. . ."⁴⁾ On pourrait croire d'après les textes que ce nom de Kūsān
(Kouchan) répond à *Kao-tch'ang* 高昌, mais M. Pelliot a déjà contesté la
valeur de cette identification au point de vue de la phonétique⁵⁾. Je
propose pour ma part d'identifier *Kūsān* non plus à *Kao-tch'ang*, mais à
*K'ieou-tse* et je suppose qu'il répond au *Kūsān* du document manichéen.
En effet, le *Kūsān* du texte de Massudi dont s'est servi Flügel⁶⁾, doit se
lire *Kūsān*. Certes, comme il y est dit que les Tagazgaz c'est-à-dire des
Ouigours occupaient la ville, on est enclin à penser qu'il s'agit de *Kao-
tch'ang*, mais il n'en reste pas moins évident qu'à cette époque, *K'ieou-tse*