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0829 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 829 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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tcheng-lou 親征錄, sont transcrits Kūsān (Kūsān) par Tārikh-i-Rashīdī
et Zafar Nāma, et il n'est point douteux que le Kūsān qui est noté par
Rashid-ed-dīn, soit exactement Kūsān. La discussion est close à ce sujet¹).
K'ieou-tse 龜茲, c'est-à-dire K'iu-sien 曲光, ayant passé sous l'influence
des Ouigours peu après que ceux-ci eurent occupé Kao-tch'ang, il est
beaucoup plus admissible de rapprocher Kūsān de ce K'iu-sien que d'en
faire le Kuṣana du Gandhāra. Ainsi, les personnages dont le texte
étudié ci-dessus donne les localités d'origine, vivaient sur un territoire
placé sous l'autorité ouigoure. C'est d'autant plus vraisemblable que ces
zélateurs de Mani portaient, nous l'avons vu, des titres de fonctionnaires
ouigours.

Il est toutefois un point qui doit attirer attention : les textes expliqués
par M. Müller sont des textes bouddhiques, le nôtre est manichéen.
N'est-il pas possible, en pareil cas, que le Kūsān des premiers documents
soit Kuṣana au Gandhāra et le Kūsān du second : K'iu-sien? Je ne le
crois pas et voici pourquoi : Je ferai remarquer que puisque les textes
envisagés mentionnent un même Solmī (Sulmī), il n'y a aucune raison
pour que les deux Kūsān ne désignent pas une seule et même localité.
Ensuite, un texte bouddhique en turk qui provient de Tourfan et est en
ma possession, confirme l'identification Kūsān = K'iu-sien. Je veux parler
d'un feuillet isolé d'une sorte de Jātaka 本生談, feuillet qui porte encore,
an recto et au verso, dix-sept lignes de texte. On lit sur l'une des faces
(lignes 6-8) : Q(a)ltī kidin [ā]nātkāk ilintā kauravi atlï ilig bāg avqa barïp
azïp, ce qui signifie : "Dans le pays de l'Inde qui est à l'ouest (ou :
derrière), le roi Kauravi (Kaurava = Kiu-lou-wang 具盧王) alla à la chasse
et se perdit. . . .". Le début de la phrase semble déjà indiquer que le
texte bouddhique en question fut rédigé dans un pays autre que l'Inde,