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0854 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 854 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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de leurs religions successives : chamanisme propre, manichéisme, puis,
après leur migration vers l'ouest, bouddhisme. Après avoir analysé le
développement des études ouigoures depuis Wylie et Lacoupérie, l'auteur
avance la théorie que les caractères ouigours ont été pris à l'alphabet
sogdien au neuvième siècle. En dernier lieu, il relève que le bouddhisme
ouigour a pour caractéristique de contenir des éléments iraniens, que bon
nombre de termes bouddhiques ouigours sont passés en mongol et que,
dans les sutras ouigours, les retraductions du chinois sont particulièrement
nombreuses. Il indique en passant que ces sutras ouigours offrent un
grand intérêt pour l'étude historique des langues altaïques.

5. SUR LE SUTRA T'IEN-TI-P'A-YANG-CHEN-TCHOU-KING
天地八陽神呪經 EN LANGUE OUIGOURE

Dans cet article est étudié un rouleau, dont ne subsistent que 405
lignes, et qui donne la traduction ouigoure du sutra " T'ien-ti-p'a-yang-chen-
tchou-king ", soit en turc : "Tngri burqan yrlïqamiš yirli tngrili säkiz
yükmäk yaruγ, bükülük arviš nom bitig ", il s'agit d'un document trouvé
par M. Tachibana Zuichô, à Yârkhoto, dans le bassin de Tourfan.
L'étude donnée ici comporte une transcription, une traduction littérale
en japonais, une confrontation avec le texte chinois, des notes détaillées
et un glossaire. Après avoir (1) expliqué le titre du sutra, l'auteur
établit (2) que le texte ouigour n'est qu'une traduction du chinois, et
que le texte chinois n'est, à son tour, qu'une fabrication apocryphe ; il
précise (3) qu'en dehors de cet exemplaire, il existe encore deux traductions
ouigoures de ce sutra : l'une consiste en un fragment de soixante et
quelques lignes trouvé par Hori Kenyû 堀賢雄 de la mission Otani ;
l'autre est un fragment de 34 lignes qu'obtint à Tourfan le consul russe
d'Ouroumtsi, Krotkov ; mais il s'agit là de traductions différentes de celle
ici étudiée par l'auteur. (Dans l'appendice, l'auteur indique que Radloff,

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