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0865 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 865 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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l'alphabet ouigour ; dans les documents officiels, on utilisait l'alphabet de
'Phags-pa, que l'on appelait écriture mongole ou écriture nationale.

Habituellement, les édits destinées aux sujets chinois étaient rédigés
en langue mongole, transcrite avec l'alphabet de 'Phags-pa, et accom-
pagnées d'une traduction en chinois vulgaire. Qu'ils fussent addressés
aux sujets ou aux souverains européens, les rescrits étaient, par leurs
formules, typiquement mongols.

Les Mongols affectaient parfois d'attacher de l'importance à la civilisation
chinoise, mais ils adoptaient cette attitude afin de faciliter l'administration
de leurs sujets chinois et non par suite d'un véritable sentiment de
respect. Cette attitude des Mongols envers les pays conquis se retrouvait
aussi bien à l'Ouest qu'à l'Est.

Soumis à une telle administration, les Chinois subirent en de nombreux
domaines l'influence mongole. L'empereur Ming, T'ai-tsou 太祖, s'efforça,
dès son avènement, de l'éliminer.

28. LA CIVILISATION CHINOISE ET LES DYNASTIES
BARBARES DU NORD DE LA CHINE

Depuis les débuts de l'histoire chinoise les nomades du Nord, toujours
suivant le même processus, ont envahi la Chine, y ont fondé des dynasties
royales et ont bientôt disparu, après avoir été assimilés par la civilisation
chinoise.

Pour certains, c'est parce que la civilisation chinoise, fortement
conservatrice, ne s'est assimilée à aucune autre que les envahisseurs
furent contraints de se mettre à son école. Cependant, les envahisseurs
venus du Nord furent loin de toujours s'assimiler sans résistance à la
civilisation chinoise. C'est ainsi que Che-tsong 世宗 des Kin maintint
les coutumes de Niu-tcheng 女眞 ; d'autres peuples, comme les Khitan,
les Si-hia, composèrent leur propre alphabet afin de transcrire leur

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