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0885 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 885 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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*Πασιανοι* de Strabon, appellation fautive de *Gasianoi*. D'après le même
Marquart, la prononciation ancienne de *Yue-tche* étant proche de celle de
*Get-ti, Pasianoi*, c'est-à-dire *Gasianoi*, correspond à Yue-tche. Et Tokhara
correspondant à Ta-hia, les données fournies par Trogue Pompée corres-
pondent au fait, rapporté par les histoires chinoises, que les Yue-tche
avaient soumis le Ta-hia. C'est là une démonstration ingénieuse, trop
ingénieuse, semble-t-il, pour entraîner l'assentiment des autres savants.
Bien que l'on puisse admettre cette thèse, on ne peut savoir ce que
devinrent plus tard les Gasianoi, ou Yue-tche. On a soutenu récemment,
en Allemagne, en utilisant aussi Trogue Pompée, qu'*Asiani* égalait
*Yue-tche*.

Il n'est guère besoin de rappeler ici que les explorations du Turkestan
chinois ont révélé l'existence d'une langue indo-européenne employée
autrefois pour la rédaction des livres bouddhiques dans la région de
Karachar, c'est-à-dire de l'ancien Yen-k'i 焉耆, et que cette langue a été
appelée *tokhara* d'après les données de la postface d'un ouvrage boud-
dhique écrit en turc. Cependant, quoique cette langue ait été appelée
par les Turce *Toγrï*, c'est-à-dire Tokhara, on n'a pu connaître son
véritable nom. Se fondant sur l'appellation d'une langue trouvée dans
la préface et le colophon du *Mi-le p'i-yu hiuan ki* 彌勒譬喩顯記, traduction
rimée en langue de Tokhara, et sur les phrases : "J'ai eu l'idée de traduire
en vers dans la langue ārśi" et "de traduire dans ma propre langue",
trouvées dans un fragment de la propre notice du traducteur, Sieg¹⁾ a
publié en 1918 un article où il soutient qu'il ne fait aucun doute que
l'appellation *arśi* désigne la langue nationale du traducteur, c'est-à-dire
le tokharien, et que cette appellation, qui apparaît fréquemment, est
celle d'un pays ou d'un peuple. Cela a donné naissance à l'idée de
l'expliquer historiquement, et l'on a identifié les Ārśi aux Asioi de Strabon