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0890 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 890 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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disant que les Yue-tche, venus au Ta-hia, "divisèrent le pays en. . . hi-
heou de cinq régions", quoique le Ts'ien Han chou dise seulement qu'au
Ta-hia "il y avait cinq hi-heou" et qu'ils "dépendent tous des Ta Yue-
tche", sans rien dire de leur création par ces derniers. En effet, le
passage en question du Heou Han chou n'est très vraisemblablement
qu'une série d'emprunts au Che ki et au Ts'ien Han chou à quoi l'on a
ajouté, à partir du passage concernant K'ieou-tsieou-k'i, des faits récents
survenus après la rédaction du Ts'ien Han chou : s'il se trouve d'aussi
importantes divergences dans la partie que l'on suppose inspirée du Che
ki et du Ts'ien Han chou, on ne peut faire autrement que de les attribuer
à une mésinterprétation involontaire du passage du Ts'ien han chou par
l'auteur du Heou Han chou. En résumé, il n'y a aucune raison de croire
que les cinq hi-heou ont été créés par la race des Yue-tche, et il faut
penser qu'au pays de Tokhara, c'est-à-dire du Ta-hia subjugués par les
Yue-tche, les hi-heou existaient avant la conquête, tandis que, depuis celle-ci,
la puissance du hi-heou de Kouei-chouang s'étant accrue, il fonda la maison
royale de Kouei-chouang. Ce qui revient à dire, je le répète, qu'il convient
d'expliquer la lignée de la maison royale de Kouei-chouang comme une
fondation, non des Yue-tche, mais des indigènes du Ta-hia. De plus,
comme le Dr. Shiratori l'a montré en détail¹⁾, le pays régi par les cinq hi-
heou ne s'étendait pas sur tout le pays du Ta-hia, mais comprenait
seulement la région longeant la grand'route qui menait à la capitale du
Ta-hia par la vallée de Wakhan, à l'Ouest des Ts'ong-ling 葱嶺 (Pamirs) ;
on ne connaissait en Chine, du fait des communications, que les hi-heou
de cette région, mais il dut y en avoir encore d'autres au Ta-hia. C'est
ce que Marquart²⁾ a vu de bonne heure et expliqué.
S'il en était ainsi des rapports entre les Yue-tche et les Kouei-chouang,