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0898 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 898 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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†17. A PROPOS DES TA YUE-TCHE ET DES
KOUEI-CHOUANG¹⁾

(Ce qui suit est la sténographie, revue et corrigée, d'une conférence
faite à l'Assemblée générale de la Société Historique tenue le 10 mai
1930. Je sais que la valeur d'une telle étude dépend des témoignages
qui l'appuient. En acceptant de la publier ici, j'avais l'intention d'y
joindre ces témoignages sous forme de notes ; diverses circonstances m'en
ont malheureusement empêché. Je crois pourtant que le présent article
suffira à faire connaître mon opinion dans ses grandes lignes. J'aurai
plus tard l'occasion de revenir sur quelques détails de la question.)

Dans l'histoire de l'Asie, la question des Yue-tche et des Kouei-chouang
est l'une des plus souvent étudiées, de différents points de vue, et l'une
des plus importantes et des plus intéressantes. Je me propose d'examiner
dans cette conférence s'il convient d'admettre les théories les plus en
faveur dans le monde savant relativement à la question des rapports de
ces populations entre elles et de leurs dénominations mêmes.

Comme vous le savez, les sources sont limitées à un très petit nombre
de textes. En dehors de quelques passages des chapitres du Che ki sur
les Hiong-nou et le Ta-yuan, de la biographie de Tchang K'ien dans le
le Ts'ien Han chou, du chapitre sur les Pays d'Occident dans le même
ouvrage et le Heou Han chou, etc., sur lesquels on s'appuie principalement,
nous n'avons rien. Je vais donc d'abord rappeler sommairement ce qui
se trouve rapporté dans les sources précédentes au sujet des questions
qui nous occupent.

Les populations dites Yue-tche, quoique l'on ne sache pas nettement