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0928 羽田博士史学論文集 : vol.2
羽田博士史学論文集 : vol.2 / Page 928 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000267
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TOME I

1. MEMOIRES SUR LE SERVICE DES POSTES MONGOL

1. Le service des postes avant les Yuan.
Sous la dynastie Yuan, on donnait au service des postes le nom de
*tchan-tch'e* 站赤 ; *tchan* est la transcription du mot mongol "jam" et
signifie "service des postes" ; *tchan-tch'e* (jam-či en mongol) désigne à
la fois le service des postes et ceux qui en ont la charge.

Il faut faire remonter l'institution de ce service en Mongolie, à l'époque
de Genghis-khan, quand, sous l'influence de Ye-liu Tch'ou-ts'ai 耶律楚材
et des autres hommes d'Etat Kin, de nombreuses institutions, tant ad-
ministratives que culturelles, qui étaient en usage chez les Leao-Kin,
furent introduites en Mongolie. On peut croire que, parmi elles, figurait
le service des postes.

Mais ce n'est que sous le règne d'Ogodai que ce service fut développé ;
en particulier, la 6ème année de son règne (1234), l'organisation en fut
hâtée pour assurer la coordination entre le pouvoir central et les armées
qui s'apprêtaient à envahir l'Europe.

Par la suite, le réseau ne fit que s'agrandir. Le droit d'usage était réservé
aux envoyés de la Cour, aux membres de la famille impériale, aux hauts
fonctionnaires, aux ambassadeurs officiels des cours étrangères et, enfin,
aux porteurs de tributs spéciaux.

Pour subvenir à l'entretien du service des postes, on avait établi dans
certaines régions, aux environs de chaque relais, un certain nombre de
familles, appelées *tchan-hou* 站戸 (familles rattachées aux relais), qui, au lieu
de payer l'impôt, fournissaient aux postes ce dont ils avaient besoin : riz,
voitures, chevaux, etc. Toutefois, il semble que, d'une manière générale,

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