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0055 Études sur l'Art Bouddhique de l'Inde : vol.1
Études sur l'Art Bouddhique de l'Inde : vol.1 / Page 55 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000287
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énormément perdu de son importance, il est clair qu'il
avait gardé toute sa signification. A la vérité, il a
presque complètement disparu des scènes gréco-boud-
dhiques de la Nativité, et la raison en est simple: à
présent que l'enfantement est directement représenté,
nous n'avons que faire de son symbole.¹ Mais descen-
dons jusqu'aux stèles Gupta de Bénarès, qui datent
du IVe ou Ve siècle de l'ère chrétienne.² Le motif
principal, dans ses grandes lignes, est resté con-
forme au modèle gandhârien: mais voici que les
deux Nâgas (à présent deux Nâgas serpents), baignent
de nouveau l'enfant-Buddha à l'aide des deux mêmes
cruches renversées, et dans ces représentations com-
binées de la Naissance, des Sept Pas et du Bain, le
lotus reparaît non moins régulièrement sous les pieds
du nouveau-né. Et si nous continuons maintenant à
nous laisser glisser au fil des siècles et du Gange,
devant telle Nativité bengalie de l'époque des Pâlas,³
nous voyons que l'artiste a non seulement accumulé
perpendiculairement sous les pieds de l'enfant-Buddha
les sept lotus de ses sept pas, mais il a replacé, comme
au temps jadis le lotus jusque sous les pieds de sa
mère. Aussi bien vous n'ignorez pas que le lotus
était déjà devenu à cette époque et qu'il est resté
l'attribut constant de tous les membres du pan-
théon bouddhique, afin de témoigner à tous les yeux
de leur naissance surnaturelle et par suite de leur

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