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0057 Études sur l'Art Bouddhique de l'Inde : vol.1
Études sur l'Art Bouddhique de l'Inde : vol.1 / Page 57 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000287
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les premières productions de cet art ont été les petits
souvenirs vendus aux pèlerins du Ve siècle avant l'ère
chrétienne par les marchands d'objets de piété établis
aux quatre places jadis sanctifiées par la Nativité,
l'Illumination, la Première Prédication et la Mort du
Bienheureux.

4°) Ces memento représentaient tout naturellement
le vestige sacré associé au souvenir du dernier passage
du Buddha sur la terre et vers lequel se tournait, aux
abords de chacune de ces villes, la dévotion populaire,
à savoir le stûpa du Pari-nirvâna près de Kuśinagarn,
la Roue de la Loi près de Bénarès, l'arbre de la
Sambodhi auprès de Bodh-Gayâ et les lotus du jardin
Lumbini près de Kapilavastu.

5°) Par une constante association d'idées et d'i-
mages, ces symboles hiéroglyphiques du lotus, de l'arbre,
de la roue et du tumulus en vinrent à être regardés
comme des représentations figurées des quatre princi-
paux miracles du Buddha, et à ce titre furent indé-
finiment reproduits sur les balustrades et les portes
des vieux sanctuaires bouddhiques.

6°) Avec le temps, la coutume, comme il arrive
toujours dans l'Inde, s'érigea en loi, et il fut convenu
une fois pour toutes que, pour représenter n'importe
quelle scène de la vie du Maître, il suffisait de faire
ce que l'on avait toujours fait jusqu'alors, c'est-à-dire
d'évoquer son invisible présence par un simple emblème
parlant. Et c'est pourquoi sur tous les bas-relief de
l'ancienne école son trône demeure toujours vide.

7°) En fin de compte, comme l'absence du prota-
goniste dans les scènes de sa propre biographie ne

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