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0059 Études sur l'Art Bouddhique de l'Inde : vol.1
仏教美術研究 : vol.1
Études sur l'Art Bouddhique de l'Inde : vol.1 / 59 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000287
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OCR読み取り結果

raient déjà dans l'ancienne école et l'on pourrait à la
rigueur dire qu'il en était de même du Bodhisattva, du
moins chaque fois qu'il apparaît à titre de "prince
héritier" au cours de ses renaissances antérieures.
9°) A l'école Gupta du Madhyadéśa (IVe—VIe
siècle) semble avoir été réservé le soin de réaliser
consciemment sous une forme concrète le panthéon
nouveau conçu par la doctrine néo-bouddhique qui s'est
donné le nom de Mahâyâna. Mais à ce moment
le développement considérable de la statuaire semble
avoir eu pour corrélatif, du moins en sculpture, une
diminution considérable des scènes de légende, qui ne
sont plus guère représentées que sur des stèles réunis-
sant les quatre ou les huit miracles.
10°) Ces huit miracles persisteront seuls jusqu'au
bout sur les stèles du Magadha et du Bengale, sans
parler des miniatures népalaises. Mais en revanche,
nous voyons la porte du panthéon bouddhique forcée
par toute une foule grouillante de divinités nouvelles,
véritables figures de cauchemar, presque toujours hor-
ribles et parfois luxurieuses, dont la descendance directe
continue encore à fleurir dans l'art lamaïque contem-
porain.

Au total nous arrivons à distinguer non moins de
quatre phases nettement tranchées de l'iconographie
bouddhique indienne, phases que nous appellerons tour
à tour, puisqu'il faut les distinguer par des noms:
archaïque, gandhârienne, mahâyânique et tantrique.
Mais si entre les deux premières de ces périodes il
existe une ligne de démarcation des plus marquées,
les trois dernières sortent progressivement les unes

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