National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0198 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
Citation Information
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du Râja, à Shahr-î-Bahlol, et son «fort», sur les crêtes de
Takht-î-Bahaî. Les imposants bastions de Râṇîgat et de Kaçmîr-
Smats étaient assurément capables de soutenir un siège, si même
ils n'avaient pas été bâtis à cette intention (1). Sur le plan de Jamâl-
Garḥî, on peut suivre les lignes de murailles qui relient entre eux
les divers bâtiments et semblent renforcer le côté le moins escarpé
de la colline (fig. 65). Un observateur non averti se croirait en
présence d'une place fortifiée et prendrait aisément le change sur
la véritable nature de l'établissement. Mais ce sont là autant de
points que nous ne pouvons qu'effleurer ici; comment toutefois
s'empêcher de remarquer à quel point ces couvents, avec leur
isolement, leurs réserves de provisions, leur position dominante
dans le paysage et leurs facilités de défense, présentent déjà tous
les traits caractéristiques que les voyageurs nous rapportent de ceux
du Ladâkh et du Tibet ?
LE DÉVELOPPEMENT DES LIEUX SAINTS. — Si intéressant que puisse
être un essai de reconstitution de la vie pratique de ces monastères,
nous devons nous préoccuper davantage de l'extension prise par les
édifices que l'on regardait comme sacrés. Cette préférence ne nous
est pas dictée par une dévotion bouddhique particulière, mais par
les exigences mêmes de notre sujet : c'étaient là, en effet, ainsi
que nous allons voir, les parties de beaucoup les plus riches en
sculptures et d'ailleurs les seules qui se prêtassent, sans restriction
aucune, au luxe de la décoration. Une autre observation s'impose
de prime abord : le développement — non moins considérable —
des lieux saints, au lieu de se faire par voie d'éparpillement comme
celui des habitations monacales, a procédé plus volontiers par voie
d'entassement. La raison en est claire. Tandis que tout endroit
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