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0326 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 326 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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faire reconnaître pour des ascètes brahmaniques (1). Le plus vieux
est assis à la gauche du roi et c'est même la première indication
que nous ayons que ce puisse être la place d'honneur. Sa tête n'est
pas complètement rasée, sans quoi il aurait l'air d'un moine (bhikṣu)
ou, comme l'on dirait à présent dans l'Inde, d'un sannyāsin plutôt
que d'un sādhu. Il faut évidemment faire honneur de l'originalité de
ces types, qui sortent un peu de l'ordinaire, à l'habileté exception-
nelle du sculpteur, et rien n'empêche de nommer d'emblée le ṛiṣi
Asita et son neveu Naradatta ou Nâlaka. Mais, si l'identité des per-
sonnages n'est pas sujette à caution, quelque hésitation aurait pu
subsister sur l'interprétation de la scène. Il ne serait guère satis-
faisant d'admettre qu'il s'agit de la visite d'Asita, quelques jours
après l'accouchement, mais que, par exception, l'enfant prédes-
tiné serait, cette fois, resté dans la coulisse. D'autre part, c'est
seulement sous le bénéfice des observations qui précèdent et après
l'enquête à laquelle nous nous sommes livré auprès des textes
qu'il est permis de hasarder avec quelque confiance l'hypothèse
que nous avons devant les yeux, au lendemain même de la concep-
tion, la scène décidément extra-canonique d'une sorte d'horoscope
préalable, ou, pour mieux dire, de «l'interprétation du songe»
par le ṛiṣi Asita.

L'ENFANTEMENT. — Le tableau de la miraculeuse naissance du
Bodhisattva par la hanche droite de sa mère a été, au contraire,
traité, si étrange qu'il fût, de la façon la plus orthodoxe. Il semble
d'ailleurs avoir été créé du premier coup et stéréotypé une fois
pour toutes (cf. fig. 152, 154, 158 a, 164 a et 208 a). Toujours
la reine Māyā est debout au centre de la composition et tient, de
sa main droite levée, la branche de l'arbre légendaire, nommée
çāla, plakṣa ou açoka, selon les textes. L'enfant-Buddha «sort»
ou «se manifeste», jaillissant à mi-corps de sa hanche droite. Nou