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0042 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 42 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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de ce qu'on pourrait appeler la période héroïque des fouilles. Il est
seulement temps que le Gouvernement éclairé de l'Inde intervienne
pour mettre un terme aux fantaisies d'antiquaires des Européens
et un frein à la cupidité des indigènes. Nouveau danger plus grave
encore, ceux-ci ont appris à connaître la valeur vénale de ces œuvres
d'art, et l'appât du gain a eu vite fait de les transformer d'icon-
oclastes en marchands d'idoles. Au train dont vont les choses, il ne
resterait bientôt plus, ni en deçà ni au delà de la frontière an-
glaise, aucun site historique à peu près intact pour les recherches
méthodiques que l'on peut espérer de l'avenir. Diverses mesures
récentes, l'érection en province distincte des districts de la frontière
du Nord-Ouest, la réorganisation de l'Archæological Survey et la
mise en vigueur d'une loi sur la « conservation des anciens monu-
ments »(1), présagent heureusement l'ouverture d'une ère nouvelle
pour l'archéologie du Gandhâra.

Les fouilles officielles. — Rien ne fait mieux mesurer l'éten-
due du mal que nous venons de signaler que le contraste entre
le nombre considérable des ruines fouillées et le petit nombre des
fouilles sur lesquelles nous possédons quelques renseignements.
Les premières dont on ait gardé la trace imprimée sont celles que
les lieutenants Lumsden et Stokes exécutèrent en 1852 dans les
ruines de Jamâl-Garhi (fig. 65-66(2)), découvertes quatre ans au-
paravant par Cunningham; de leurs trouvailles, qui périrent en
1866 dans l'incendie du Crystal Palace, il ne reste que les litho-
graphies accompagnant l'article que leur avait consacré E. C. Bai-
ley, dans le Journal de la Société asiatique du Bengale(3). En 1863,