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0046 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 46 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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«l'emploi de compagnies de sapeurs indigènes commandées par
un officier européen, pour faire des recherches archéologiques
dans le district de Pêshawar». Cunningham en traça le programme
et l'un de ses assistants, M. W. Garrick, fut envoyé sur les lieux.
Il ne semble pas que cette campagne de 1882 ait donné de grands
résultats. La 4e compagnie, sous les ordres du lieutenant Martin,
ne fit qu'effleurer les ruines de Chârsadda; et la 10e compagnie,
partie seulement vers la fin de mars 1882 sous les ordres du
lieutenant Maxwell, travailla un mois, sans grand profit, sur la col-
line de Karamâr⁽¹⁾. Quant à M. Garrick, il commença un peu
partout, à Chârsadda, à Tarêli, à Shâhbâz-Garhi, à Takkâl, des
excavations qu'il ne poussa nulle part, et qui, à en juger par ce
qu'il en dit, furent pires qu'inutiles⁽²⁾.
Un nouvel essai, celui-ci plus heureux, fut tenté en 1883, tou-
jours sur les indications et même la lointaine direction du major
Cole⁽³⁾. On s'attaqua — non plus manu militari; cette fois, ce furent
les villages qui fournirent la main-d'œuvre — aux nombreux
couvents cachés dans chaque repli de montagne entre Kharkaï
et Kaçmîr-Smats. La charge des fouilles fut surtout confiée au
jemadâr Kaleh-Khân, qui avait déjà eu l'occasion de faire son
apprentissage d'archéologue, pendant la dernière guerre afghane,