National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0068 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 68 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

paru sur ces entrefaites (1), relevait à l'avance, en réfutant Fer-
gusson, l'omission de M. V. Smith. Le savant français nous paraît,
en effet, avoir fondé toute cette chronologie sur une base solide
par deux remarques indiscutables. Tout d'abord les monnaies de
Kaniṣka attestent que la création du type hiératique du Buddha
nimbé, véritable marque de fabrique de l'école gréco-bouddhique,
était dès le Ier siècle — ou tout au plus au début du IIe (2) — un
point acquis. En second lieu, l'apparition courante de ce même
type sur les balustrades du stûpa d'Amarâvatî nous est une preuve
qu'à la date de leur construction l'art du Nord-Ouest de l'Inde
avait non seulement fixé ses traditions, mais encore étendu son
influence jusqu'au S.-E. de la péninsule : or les inscriptions des
Andhras, gravées sur ces balustrades, ne permettent pas de faire
descendre leur érection plus bas que le IIe siècle de notre ère. Il
s'ensuit aussitôt que « la période de floraison et de grande expan-
sion de cet art est antérieure à la seconde moitié du IIe siècle ».
Aucune considération de style, si spécieuse qu'elle puisse être, ne
prévaudra jamais contre ces arguments de fait (3).

L'INTERPRÉTATION. — Après le style et la date de ces sculptures,
il restait encore à en déterminer le sens. De bonne heure, — en
fait, dès 1852, — on avait discerné leur caractère bouddhique. Les
Buddhas notamment avaient été reconnus sans l'ombre d'une hési-
tation. Quelques scènes typiques, comme la nativité et la mort
du Çâkya-muni, ou encore quelques représentations de ses
« naissances » antérieures, furent immédiatement identifiées par