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0088 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 88 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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tsang en note un autre qui n'a rien pour lui que de s'émouvoir
sous la pression du doigt, comme nos pierres branlantes de Bre-
tagne. Quand aucune espèce de souvenir n'a survécu ou qu'aucune
légende ne s'est formée au sujet de l'origine du monument, on a
toujours la ressource de dire, comme à propos de tel stûpa du même
groupe, qu'à défaut d'autre prodige, il est du moins « tombé du
ciel ». Surtout nous ne devons pas oublier qu'au moment où il com-
mence pour nous à être question du stûpa dans les textes, sa trans-
formation en édifice religieux est déjà chose accomplie. Non seule-
ment son érection, mais son culte seul est une inépuisable mine
de mérites : tout un long passage du Mahâvastu, par exemple, n'a
d'autre propos que d'en démontrer l'équivalence avec celui du
Buddha en personne. Il n'est pas sans intérêt, au point de vue
archéologique, de noter les rites de cette pûjâ : elle consiste à y
attacher des parasols, des guirlandes de fleurs, des drapeaux ou de
longues banderoles (voir fig. 8, 23-24, 296), et surtout à en faire
processionnellement la circumambulation en le tenant à sa droite
(pradakṣiṇâ), parfois avec des lampes à la main (voir fig. 22). Ajou-
tons l'usage assez inattendu, mais attesté par les textes et les fouilles,
de lui offrir des pièces de monnaie : il a du moins aujourd'hui
son utilité pour nous aider à fixer l'âge des ruines (1).

§ II. La forme du STÛPA.

Si nous ne possédions aucun spécimen de stûpa et que nous fus-
sions réduits à nous faire une idée de sa forme extérieure d'après
les descriptions qui nous ont été laissées, nous ne serions pas peu