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0100 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 100 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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perpendiculaires semblent avoir gagné en importance au détriment
de la courbe surbaissée, mais non point conique, du faîte. Il en
est de même du tope de Barikot (fig. 16), dont, selon toute vrai-
semblance, la légende nous a été conservée par Hiuan-tsang (1).
S'il a perdu son soubassement carré, dont les pierres ont servi à
bâtir les murs modernes du voisinage, il a gardé la ceinture d'ar-
cades qui, pour l'agrément des yeux, partage comme en deux
tambours superposés sa partie cylindrique. Un autre stûpa du
Swât, caché au fond d'un vallon qui en a pris le nom de Top-
Darra, à environ un mille au sud-est de Haibatgrâm, compte, pour
ainsi parler, une zone ou assise transversale de plus, ayant en
outre intercalé une terrasse ronde au-dessus de sa base quadran-
gulaire (fig. 17). Celle-ci a survécu presque intacte, sauf du côté
de l'escalier qui montait au second étage et que des fouilles super-
ficielles ne manqueraient pas de dégager. Nous avons seulement pu
relever, parmi les débris écroulés, quelques fragments de larges
pierres plates, vestiges des parasols qui jadis surmontaient le
sommet.

Il resterait en effet — et ce n'est pas la partie la moins délicate
de notre tâche — à préciser l'image que nous devons nous faire du
couronnement de tous ces stûpa aujourd'hui décapités. Rien n'était
malheureusement plus facile à détruire ni plus prompt à s'écrou-
ler. L'énorme dalle de 3 m. 50 de diamètre qui formait l'un des
chattra de Chakpat (fig. 10-2) ne s'est conservée jusqu'à nos jours
que par un hasard extraordinaire. Ce spécimen isolé serait d'ail-
leurs absolument insuffisant, sans l'aide des modèles réduits et
des images sculptées, à nous donner l'idée du véritable clocheton
d'ombrelles qui se dressait jadis au faîte des stûpa. Le petit reli-
quaire de Soultanpour (fig. 13) et ceux de Mânikyâla et de
Kâboul (fig. 20-21) sont heureusement là pour nous en rendre la
légèreté et la hardiesse ; et ainsi font encore les édicules de Gan-