National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0108 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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ainsi ménagée jusqu'à l'édicule de Gandhairi (fig. 72) qui —
même si on lui accorde comme authentique sa première base
carrée, ce qui est après tout possible — ne monte pas à 2 mètres,
non plus que celui de Loriyân-Tangai (fig. 71).
Comme il y avait des stûpa de toutes dimensions, on en faisait
aussi de toutes matières, les plus rares comme les plus communes,
depuis la glaise jusqu'à la bouse de vache, en passant par l'or.
Le petit stûpa miraculeux qui provoqua la fondation de celui de
Kaniṣka, à Pêshawar, avait trois pieds de haut et était fait de bouse.
Ceux qui servaient de tabernacles aux reliques exhibées à Hidda
étaient, nous disent Fa-hien et Hiuan-tsang, fabriqués avec les
«sept joyaux», c'est-à-dire en feuilles d'or et d'argent incrustées
de pierres précieuses(1). Le reliquaire de Sultanpour (fig. 13) est
en stéatite et celui de Mânikyâla (fig. 20) en schiste bleu, façonné
au tour. La plupart des stûpa au-dessous de 2 mètres étaient
construits avec des blocs de schiste taillés et ajustés ensemble :
au-dessus de cette taille seulement ils devenaient de véritables
édifices en maçonnerie. Sur l'appareil extérieur de leurs murailles,
d'ailleurs le plus souvent cachées sous un revêtement ou un enduit,
nous aurons à revenir (p. 101) ; quant à l'intérieur de toutes ces
bâtisses, il était uniformément composé de pierres frustes simple-
ment liées avec de la terre : ainsi s'explique que, par exemple, le
tumulus de Shâhpour (fig. 27) ne soit plus, ayant perdu son pare-
ment, qu'un énorme éboulis de décombres. Il est toutefois des
cas où l'oblitération de la forme du stûpa et l'affaissement de ses
débris sont poussés si loin qu'ils deviennent inexplicables par cette
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