National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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assez nette les procédés de leur construction. La plupart, avons-
nous dit, renferment, comme tout tumulus qui respecte ses origines,
une cavité aménagée pour recevoir l'urne de cendres ou la cassette
aux reliques. Cette véritable «chambre funéraire», d'ordinaire
formée de six dalles ajustées comme les parois d'une boîte, occupe
toujours le milieu du monument. Au Gandhâra, elle était quelque-
fois placée sous la base ou, plus souvent, à l'intersection de la plus
haute terrasse et de la partie cylindrique. Aussi le «plan d'opéra-
tions» de Masson consistait-il, «si la ligne de contact ou de jonction
du tope et du soubassement était discernable, à s'ouvrir en cet
endroit un chemin jusqu'au centre, et là, si le résultat attendu
n'était pas trouvé, à descendre perpendiculairement jusqu'à la
fondation» (1). Un sondage exécuté à partir du milieu du sommet
aurait été un procédé à la fois moins barbare et plus sûr, d'autant
que des dépôts s'étageaient parfois les uns au-dessus des autres,
mais toujours dans l'axe de l'édifice, ainsi qu'on l'a constaté à Māni-
kyāla et ailleurs. Il va de soi qu'ils étaient opérés successivement,
à mesure que montait le dôme, chaque réceptacle étant à son tour
recouvert par de nouvelles assises. Toutefois le tope dit Goudâra
(fig. 19 b), outre qu'il nous fournit un exemple de ces cavités
superposées, présente encore une particularité que Masson n'a
rencontrée en tout que trois fois (2), et qui permettait de s'écarter de
la tactique ordinairement suivie : c'est, à savoir, une sorte de tunnel
allant du centre de l'édifice à la périphérie. Ce détail d'exécution
explique que l'on ait pu, en certains cas, ne procéder au dépôt des
reliques qu'après l'achèvement du monument, ainsi que l'insinuaient
certaines légendes (cf. p. 52). Il suffisait, en effet, de pénétrer par
ce tunnel jusqu'à la chambre intérieure et de le murer ensuite
derrière soi. Peut-être même n'avait-on garde de l'obstruer défini-
tivement et se réservait-on par là un facile accès aux reliques :
nous savons, en effet, que l'usage du pays était, au moins pour
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