National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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mortier que de la terre battue; et le tout n'en est pas moins
d'une surprenante solidité, à telles enseignes que des portions
de ces vieilles maçonneries ont pu être utilisées dans la construc-
tion des nouveaux forts anglais de Malakand et de Chakdarra. Nous
avons fait connaissance avec ce genre de murailles dès les pre-
mières ruines rencontrées dans les berges mêmes de l'Indus.
Nous les avons retrouvées partout dans le district de Pèshawar
et au Swât, et la figure 66 de ce livre en montre une image
très nette. M. A. Stein en a, depuis, constaté l'existence au Bounèr.
Déjà Cunningham n'avait pas craint de déclarer que c'est là «le
style caractéristique de toutes les anciennes bâtisses, de Kâboul
à Taxila» (1).
Toutefois ce serait trop s'avancer que de dire que ce fût le seul.
La généralité de son emploi ne doit pas nous faire oublier l'exis-
tence d'au moins deux systèmes beaucoup plus rares, mais d'un
aspect non moins caractéristique et d'une époque probablement
antérieure. Le plus archaïque des deux serait celui dont nous
n'avons retrouvé d'exemples que sur la colline sacrée qui domine
Shâhbâz-Garhi (2). C'étaient, selon toute apparence, les murs de
soutènement de quelque terrasse de stûpa. Nous ne serions nullement
surpris que, avec leur appareil quasi cyclopéen et en raison de la
dimension des blocs qui y entrent (fig. 29 a), ils ne fussent con-
temporains de l'inscription voisine d'Açoka. L'usage d'une autre
méthode, également fort ancienne, nous est encore attestée, pour
ne rien dire de Mânikyâla, par le magnifique parement en pierres
de taille du vieux stûpa de Chakpat (fig. 10-12). La base de celui
qui lui servait d'enveloppe (3) était, au contraire, bâtie de la façon
habituelle et que nous avons déjà décrite, en moellons garnis. La
transition entre les deux procédés nous est, semble-t-il, fournie
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