National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0134 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 134 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

meurtrières en fer de lance qui, paraît-il, ajourent encore les
ruines de la vieille forteresse de Chahilbourj, dans la haute vallée
de la rivière de Balkh⁽¹⁾; mais nous devons constater que toutes
ces portes sont taillées à peu près sur le même patron et présentent
une tendance plus ou moins marquée à aller s'élargissant par en
bas. Depuis longtemps Fergusson a émis l'idée que l'inclinaison
des jambages des plus vieilles portes indiennes devait dériver de la
primitive architecture en bois⁽²⁾. Ainsi qu'on le voit encore sur les
façades rocheuses des grottes du Magadha (cf. fig. 33), les lignes
des ouvertures suivaient tout naturellement celles des poteaux qui
soutenaient le toit. A mesure que l'on substituait à ces supports des
assises de pierre de plus en plus voisines de la perpendiculaire, la
même loi de parallélisme a fait que les jambages se sont peu à
peu redressés avec elles. On peut transporter à l'Inde du Nord
l'application de cette théorie et observer tout de suite que les
entrées des temples kaçmîris sont devenues parfaitement rectan-
gulaires (fig. 55-56), comme d'ailleurs l'étaient déjà les baies de
plus d'un vihâra de Takht-î-Bahaî (fig. 45-46). Mais, sur la plupart
de nos exemples figurés, les portes et les encadrements affectent
encore, sans doute sous l'influence du vieux goût indien, une
forme nettement trapézoïdale. De spécimen réel, à notre connais-
sance, nous n'en possédons plus. Il y avait bien, au printemps
de 1896, près du fort de Chakdarra, un petit vihâra muni d'une
porte de ce genre; mais, à l'automne de cette même année, il avait
déjà été détruit par les entrepreneurs du Military Works Department,
et ses pierres ont servi à refaire l'un des ponceaux de la route du
Chitrâl. Il n'en reste plus que les photographies que M. A.-E. Caddy