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0160 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 160 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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un aspect tout différent. Si l'arche de leurs baies nous est déjà
familière, en revanche leurs toits rectilignes en plan incliné ou en
hotte de cheminée (voir fig. 45) suffisent à caractériser un type
architectural nouveau. Or il existe également des échantillons isolés
de ce style. Parmi les belles ruines bouddhiques qui se dressent à
la tête du ravin de Gouniyâr⁽¹⁾, dans la vallée du Swât, un édifice
à demi ruiné laisse encore deviner ou, pour mieux dire, impose à
l'observateur la forme pyramidale de son faîte (fig. 49-50). L'exté-
rieur est carré et l'intérieur est rond. Une sorte de couloir, bordé
de murs bas, mène au portail voûté. En face une fenêtre à ouver-
ture carrée, à ébrasement en même temps oblique et cintré, laissait
également pénétrer la lumière. Quatre niches symétriques s'ou-
vraient dans l'épaisseur des murs que couronnait une coupole.
C'était un temple, et, pouvons-nous ajouter, il n'est aucun de ces
détails de construction par lequel il ne rentre dans la formule déjà
étudiée du vihâra. Mais, vu du dehors, à partir de la corniche,
tout change : l'arête rectiligne du faîte, dans le seul coin où elle
subsiste, dessine avec le rebord un angle nettement marqué. C'en
est assez pour prouver que l'édifice en question n'était sûrement
pas recouvert d'un dôme, simple ni double, mais bien d'un toit
à quatre pans inclinés. Il serait malheureusement difficile, dans
l'état actuel du monument, de rien affirmer de plus. Les quatre
pans, tous pareils, allaient-ils se réunir en pointe au sommet?
Étaient-ils au contraire coupés en un point de leur hauteur par un
plan horizontal, à la façon d'un tronc de pyramide? Ou enfin, sem-
blables et dissemblables deux à deux, présentaient-ils en façade
une ligne de faîtage à laquelle ils se raccordaient, les uns (en
avant et en arrière) en forme de trapèzes, les autres (sur les côtés)
en formes d'angles? C'est ce que nous laisserions à de plus experts
le soin de décider si, par un heureux hasard, Cunningham n'avait
relevé sur un bas-relief de Takht-î-Bahaï la représentation d'une