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0172 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 172 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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CHAPITRE III.

DÉVELOPPEMENT ET DÉCORATION DU SAṄGHÂRÂMA.

Nous venons d'étudier tour à tour les divers éléments dont se
compose la fondation religieuse : d'une part, le stûpa ou tumulus,
servant de tombe, de reliquaire, de monument commémoratif ou
de simple ex-voto, et, d'autre part, le vihâra ou chambre, faisant
fonction de cella pour les statues, de cellules pour les moines, de
celliers pour les provisions, etc. Une collection de ces chambres,
rassemblées selon un plan qui nous reste à déterminer, constitue à
son tour un saṅghârâma ou monastère. Nous sommes ainsi ramenés
à la dualité qui nous à paru dès le début (p. 47) représenter le
noyau essentiel, sinon la totalité, d'un établissement bouddhique,
à savoir un stûpa et un saṅghârâma. Il semble bien, en effet, que
nous ayons affaire là à un couple obligé d'édifices : un monument
sacré, qu'il soit un lieu ou un objet de culte, suppose naturellement
dans son voisinage une résidence pour les desservants. A parler
rigoureusement, on nous cite et nous rencontrons fréquemment
des exemples de stûpa solitaires; en revanche, il n'existe pas, à
notre connaissance, de monastère sans stûpa. Bien mieux, au lieu
de s'annexer à ce dernier, c'est lui que le couvent s'annexe, se sub-
ordonne et finit le plus souvent par englober dans son sein. Aussi
pourrons-nous pratiquement employer ce terme de saṅghârâma
comme synonyme de la fondation religieuse envisagée dans son
ensemble : c'est seulement le prendre dans son sens originel. Les
premiers ârâma ou « parcs de plaisance », dont de riches fidèles
firent présent à la communauté (saṅgha), embrassaient sans doute
dans leur enceinte tout ce qui intéressait la vie spirituelle, aussi
bien que matérielle, de ces moines mendiants.

Au moment d'aborder ainsi, après l'analyse, la synthèse du
« saṅghârâma », nous ne pouvons nous dissimuler les difficultés de