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0193 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 193 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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basse. Songez en effet qu'il ne faut pas seulement compter avec les
moines résidents, propriétaires effectifs des biens théoriquement
possédés par la totalité de l'ordre et désignés sous le nom peu équi-
voque de vihâra-svâmin. Les frères errants avaient encore le droit
de s'y arrêter au passage, au moins pendant quelques jours, et les
peines les plus terribles attendaient dans les enfers les religieux
sédentaires qui se seraient montrés inhospitaliers (1). L'entretien d'un
aussi vaste établissement exigeait d'autre part un nombreux per-
sonnel inférieur, gens de métier ou domestiques. Ceci n'est pas
une pure supposition : Yi-tsing avoue l'existence de serviteurs des
deux sexes, et nous voyons Song Yun et Houei-cheng faire aumône
aux grands couvents de Manglaor et de Pèshawar de « deux esclaves
chargés à perpétuité d'arroser et de balayer », — marque de cha-
rité assurément peu banale, mais non point sans doute exception-
nelle de la part des pèlerins tant indigènes qu'étrangers (2). Cela
faisait bien du monde à loger et l'on conçoit que les maisons d'ha-
bitation se soient élevées un peu partout où le coteau offrait un
espace plan ou se prêtait à l'établissement d'une terrasse artifi-
cielle. Enfin, n'y aurait-il eu au total qu'une centaine de moines,
il va de soi que les dispositions prises au début pour une trentaine
d'entre eux ne pouvaient suffire pour le double ou le triple de ce
nombre. Rouvrirons-nous la malodorante question des arrange-
ments sanitaires? Le Dr Bellew (3) a encore noté sur les pentes