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0197 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 197 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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Que de traits il resterait encore à composer en tableau! Agite-
rons-nous une autre question non moins vitale, à savoir celle de
l'eau? Elle se pose aujourd'hui plus impérieusement que jamais
dans ce Gandhâra qui, déjà classique par la décoration de ses mo-
numents, l'est encore devenu par l'aride décor de ses montagnes.
Sur leurs flancs dénudés, les sources ont presque partout disparu,
qui jadis coulaient à proximité de ces couvents qui n'auraient pu
subsister sans elles et n'auraient même pas été bâtis. Song Yun
nous parle expressément des ombrages de la colline de Shâhhâz-
Garhi et de sa fontaine miraculeuse. Takht-î-Bahaï doit son nom
à un puits légendaire qui est censé en communication souterraine
avec le Swât. Un peu partout on relève encore des traces de ci-
ternes et de barrages destinés à former de véritables étangs(1), etc.
Tout le mal qu'on s'est visiblement donné pour rendre ces sites
habitables donne à penser que l'on avait eu des motifs bien forts
pour les choisir. La cause déterminante n'était sûrement pas la
commodité des moines : il reste que ce fut leur agrément, en
raison du pittoresque du lieu et de la fraîcheur des brises, — peut-
être aussi leur sécurité. On sait combien de hordes d'envahisseurs
a vu passer cette grande route de l'Inde. Nous ne serions même
pas surpris que plus d'un de ces saṅghârâma des collines ait, à l'oc-
casion, servi de place de refuge aux gens de la plaine. La tradition
populaire établit toujours un rapprochement entre la «capitale»