National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0199 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 199 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

plan était également propre à édifier une cellule, les donateurs
successifs tendaient à grouper ensemble, à la place la plus sainte
parce qu'elle était depuis le plus longtemps sanctifiée, les additions
qu'ils apportaient à l'œuvre léguée par la piété de leurs pères.
Ainsi leur effort, avant de se disperser sur les pentes environnantes,
s'est toujours et partout concentré sur les approches immédiates
du sanctuaire principal. C'est là, autour ou même à l'intérieur de
la cour de chapelles, que nous voyons peu à peu se presser quan-
tité de stûpa et de vihâra nouveaux, seulement tous de dimensions
restreintes comme la place dont on disposait. Que les premiers
aient parfois un caractère funéraire, le fait, avons-nous vu (p. 52),
est certain, et leur multiplication ne s'en comprend que mieux.
Quant aux statues que les seconds étaient avant tout destinés
à abriter, leur caractère uniquement votif ne peut guère être mis
en doute et les inscriptions conservées en font foi(1). Si dispropor-
tionné que fût le nombre initial des uns et des autres, — on se
souvient que le plan traditionnel isole un unique stûpa au milieu
de tout un cortège de chapelles, — leur accroissement marchait
ensuite à peu près de pair : apparemment la dévotion des fidèles se
dépensait avec impartialité, selon l'occasion, dans ces deux mani-
festations également pies et méritoires. Sur les sept ou huit siècles
que le Bouddhisme a prospéré dans ces contrées, il ne nous en faut
pas plus de deux ou trois pour expliquer l'extraordinaire encom-
brement que nous avons déjà signalé dans ces monastères et qui
avait fini par en modifier singulièrement l'aspect primitif.

Revenons une dernière fois au plan du couvent de Takht-î-Bahaï
(fig. 64) : grâce au simple expédient dont nous avons usé, il devient
aisé d'y suivre le progrès de ces agrandissements. Si même il faut
en croire Wilcher, la cour du stûpa ne serait pas, elle non plus,